LA JUVENILE HOME : ALAIGAL

 

En parralèle à ces trois actions, nous soutenons aussi LA JUVENILE HOME à ALAIGAL, programme porté par Terre Des Hommes Core (TDH Core) au sein de cette action, nous soutenons 11 fillettes.

Le problème de la justice pour les enfants est, sans aucun doute un problème tragique de l’humanité d’autant plus qu'il n’est pas seulement confiné à ce seul pays mais traverse largement les frontières nationales.

En Inde, la première législation au sujet des enfants, était l'Acte d'Apprentissage (en 1850) qui prévoyait que les enfants âgés de 10 à 18 ans, condamnés par un tribunal, devaient être envoyés dans des formations professionnelles qui pourraient aider à leur réhabilitation.

Elle a été suivie par plusieurs autres "Actes". L’Acte de justice juvénile (soin et protection) de 2000 est un acte redéfini de l'acte de 1986, centré sur le Soin et la Protection - Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfance. 

L’Acte de justice Juvénile 2000 concerne les catégories d’enfants suivant :

- Enfant en conflit avec la loi.(enfant ayant commis un délit ou suspecté d’en avoir commis un)
- Enfant nécessitant Soin et Protection :
- Trouvé en train de mendier,
- Trouvé sans domicile ou endroit pour vivre et sans aucun moyen apparent de subsistance.
- Ayant un parent ou un tuteur qui est incapable de s’en occuper.
- Vivant dans une maison-close ou avec une prostituée, ou s'avèrant associé à n'importe quelle personne vivant dans l’immoralité, l’ivresse et/ou la dépravation.
- Étant maltraité ou susceptible de l'être (sexuellement ou pas) ou exploité pour des buts immoraux ou illégaux.


Comme le gouvernement seul ne peut résoudre le problème des mineurs en Inde tout seul, Terre Des Hommes Core (TDH Core), organisation bien connue dans Tamil Nadu, a été contactée par le Département des Défenses Sociales le 20 juillet 2001, pour ouvrir une maison d’accueil pour les enfants nécessitant des soins et une protection, et dans le but d'accueillir 100 filles.
Pour TDH Core, il était absolument hors de question de développer une Juvénile Home selon le modèle du Gouvernement pour mettre 100 enfants dans des lieux fermés (comme une prison). Après de longues discussions et réunions, il a été proposé une solution satisfaisante : les filles seraient libres d’aller à l’école ou bien de suivre un stage professionnel.
Le programme devait débuter au début de l'année 2002. Mais beaucoup de problèmes administratifs ont retardé l’ouverture. Finalement, après de nombreuses négociations, les 45 premières filles ont rejoint leur nouvelle maison le 13 juin 2002.
Chacune d'elles a sa propre et souvent tragique histoire.

"On nous appelle seulement avec notre numéro à quatre chiffres. Parfois j'oublie de répondre si quelqu'un appelle par mon nom." dit Selvi qui a le matricule n° 1279 de la Cour d'Assistance Sociale Juvénile.
Selvi a été amenée au bureau d’Assistance Sociale Juvénile de la maison d’Observation du district de Vellore en octobre 1996 après avoir été trouvée en train d’errer sans aller à l'école.
Après la naissance de la dernière soeur de Selvi, son père est parti avec une autre femme La mère de Selvi a du prendre soin de ses 6 enfants. Dans cette situation, elle ne pouvait pas contrôler Selvi. Souvent Selvi errait avec un groupe de gens Pour l’empêcher de mal tourner, elle a été admise dans la maison d’Observation.

Basé sur le rapport ci-dessus, le Conseil juvénile d'assistance sociale de la zone de Vellore a enregistré le cas et a publié l'ordre : 10 ans - période de détention de Selvi - du 24/10/96 jusqu'à 23/10/2006. Le 29 oct. 1996, elle a été transférée à la Juvenile Home à Chennai (Madras) pour sa réhabilitation.
Maintenant Selvi indique "qu’ elle ne se rappelle pas le jour où elle a quitté la maison d’Observation de Vellore pour la Juvenile Home de Chennai" , mais ce qu'elle se rappelle est : "qu’elle a été escortée par un policier et qu’elle avait eut si peur pendant le voyage (4 heures), qu’elle n’a pas osé demander au policier d’aller aux toilettes."

"C’est une prison et plus qu'une prison." dit Nithya de la « Société de Madras pour la protection des Enfants » où elle a été admise en 1996 (à l'âge de 6 ans) en tant qu'enfant négligée et transférée à la Juvenile Home de Chennai en 1998.
A propos de son séjour à la Maison d'Observation, elle a dit : " Nous sommes traitées comme des criminels, nous ne sommes pas autorisées à exprimer nos sentiments même aux autres enfants détenues, nous sommes punis sévèrement pour n’importe quel petit incident et nous n'avons pas le droit d'éviter un repas si nous trouvons des "petits animaux" dedans. Nous voyons le monde extérieur seulement une fois par an, quand notre mère ou oncle vient pour nous prendre pendant 15 jours. C'est la raison pour laquelle plusieurs de nos amis dans les Centres de Détention Juvéniles veulent s’échapper et partir."
Nithya n'a vu le monde extérieur depuis 1998, après la mort de sa mère, personne n’est venu pour la prendre pendant ses 15 jours de vacances.

"Sommes nous autorisées à parler librement, à circuler librement autour de la maison, jouer librement et exprimer librement nos sentiment au personnel de la Juvenile Home et sommes nous autorisées à voir nos parents/famille dans la maison d'Alaigal ?" Voilà la première réaction des 45 enfants à leur arrivée dans la Maison d’Alaigal le 13 juin 2002 depuis le Département de la Défense Sociale.

" Alaigal" (qui signifie « Vagues » en Tamil) a commencé à effacer les souffrances de 45 enfants en leur procurant une atmosphère familiale avec beaucoup d' amour, des soins et de la protection, en réalisant leurs besoins et demandes raisonnables. La maison d'Alaigal est située tout près du foyer Puspam.

Le gouvernement du Département des Défenses Sociales de Tamil Nadu soutient en partie le budget courant d'Alaigal en finançant 30 % des dépenses prévues.  La maison d'Alaigal fonctionne dans un bâtiment loué par une organisation appelée «Shanthimalai Trust» pour un loyer très modique pendant une année. Bien que cette maison soit prévue pour recevoir seulement 35 enfants, la situation des enfants, qui ont besoin de soin et de protection, nous a amené à en prendre 45 en juin 2002 et nous sommes déjà sous pression pour en accueillir 55 supplémentaires. Cette situation nous force à trouver une solution permanente pour le logement des enfants d'Alaigal.

En janvier 2003, la première pierre du logement définitif des enfants a été posée. Parrainage Enfants Calcutta participe à cette construction.

Vous pouvez très bien vous joindre à notre mouvement en prenant en charge les dépenses d'un enfant, en sponsorisant l'éducation de quelques enfants.

D’avance, merci beaucoup à vous tous qui vous joignez à nous pour nous aider avec Alaigal.