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III - L'école de l'après midi "Notre Dame des Missions"

Park street est une large avenue qui traverse Calcutta sur plusieurs kilomètres. Les magasins y sont nombreux et les tireurs de rickshaw courent entre les tramways, les files de taxis et les camions qui encombrent la chaussée. C'est là que se trouve le couvent des religieuses de "Notre Dame des Missions". Dans ce couvent se trouve une école.

Côté avenue, un grand immeuble coquet de trois étages. 1100 élèves (toutes des filles), dont les parents font partie de la classe moyenne, suivent tous les matins à l'école les cours de cette institution privée. Coté cour, un grand portail en fer qui donne sur un quartier misérable, sans eau courante ni égouts.

A 13h, c'est la relève : les fillettes issues des milieux plus favorisés laissent place à d'autres enfants, qui habitent précisément ces quartiers pauvres. Elles sont 385 à venir 5 jours par semaine. Dans ce quartier à forte prédominance musulmane, les fillettes sont mariées à 11-12 ans et parfois enceintes à 13. Il a été très difficile de convaincre certains parents de l'utilité d'une éducation pour leurs filles (notamment dans un couvent catholique). Il a également fallu persuader les parents un peu plus aisés que les enfants "intouchables" ne contamineraient pas l'école de leur présence. Sur ce dernier point, notre action s'est revelée efficace puisqu'un rapprochement notable a lieu entre les fillettes de "caste supérieure" et les petites intouchables, les premières venant aider les secondes dans leurs devoirs.

Les fillettes adorent venir. Elles sont très fières de porter à présent l'uniforme qui leur est offert par l'école : une robe neuve à petits carreaux. Le cartable sous le bras elles arrivent ponctuelles et souriantes. Tous les jours, un repas leur est donné : 1 oeuf, des haricots et du pain. Quelques unes mangent l' oeuf tout de suite, mais rares sont celles qui goûtent au repas, qu'elles emportent religieusement dans leur gamelle pour le partager dans leur foyer.
Bien des mamans (de toute religion) s'adressent tous les jours aux religieuses pour qu'elles accueillent leurs filles.